Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 19:56
C'est toujours carnaval comme l'attestent les décorations de Noël qui sont encore bel et bien là, partout dans les rues... En fait, c'est un peu comme si Noël continuait jusqu'au Mercredi des Cendres... petite prolongation sympa!!!
L'ambiance est toujours bon enfant mais beaucoup plus festive qu'il y a trois semaines... plus de monde, plus de groupes à défiler, plus d'ambiance. La grande parade de Kourou a commencé à 16h sous un soleil de plomb. Quand la nuit commence à tomber, l'atmosphère change, plus mystérieuse...A la fin du défilé, quelques chars brésiliens ont montré les traditionnelles femmes emplumées et ...court vêtues!!!
Petit montage-photos en musique, le carnaval guyanais comme si vous y étiez!


Par nous2
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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /Fév /2009 14:48

Les îles du Salut... Ca faisait un bout de temps qu'on en entendait parler c'est pourquoi quand notre copain Sylvio nous a proposé d'y aller passer quelques jours à bord de son voilier, je trépignais de joie! Le bateau de Sylvio est un Bénéteau de 14 mètres, tout confort, 4 cabines,2 toilettes, frigo, congélo, éviers avec des robinets que quand tu tournes y'a de l'eau qui sort, four, capote gigantesque que quand tu navigues t'es jamais mouillé, bref, vous l'aurez compris un autre monde par rapport Coriana...A 10 noeuds de moyenne, nous arrivons dans la baie des cocotiers en 6 heures.








Les îles ont abrité le bagne jusqu'en 1946  et sont aujourd'hui inhabitées.

Difficile d'imaginer en voyant ces paysages de rêve qu'ici Seznec, Dreyfus, Papillon et bien d'autres vécurent les pires années  de leur existence. C'est vraiment "l'enfer au paradis". Chacune des îles avait une fonction bien particulière : L'île Royale abritait les administrations et les prisonniers de droit commun, l'île Saint Joseph hébergeait les "durs à cuire" et l'île du Diable les prisonniers politiques en isolement total. Les détenus étaient condamnés à vivre dans des conditions d'hygiène épouvantables, couverts de vermine dans des cellules suintant l'humidité, presque privés de nourriture et battus par les gardiens.





Les vestiges de Saint Joseph sont les plus étonnants : les bâtiments sont recouverts par la végétation et ont pris des tons pastels. Les iguanes,les agoutis, les singes, les fourmis géantes et les oiseaux y ont élu domicile. C'est vraiment une sensation étrange de se promener au milieu de ces vestiges silencieux.





Et tout autour l'océan gronde, en proie à de très forts courants et une grosse houle continuelle... impossible de s'évader...les tentatives furent nombreuses mais personne n'a jamais réussi... La houle nous a d'ailleurs empêché de dormir la première nuit et nous a obligé à changer de mouillage le lendemain. Ici l'eau est verte, remplie de tortues, de mérous et de tarpons. Au sommet de l'île, une auberge installée dans les anciens bâtiments du pénitencier offre une vue imprenable sur l'archipel. Nous discutons un peu avec un magnifique ara rouge en liberté qui squatte la terrasse, à l'affut d'une miette de pain...(à voir dans la vidéo ci-dessous) La pluie nous a épargné pendant ces 4 jours, quelle chance!!!






Par nous2
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Mercredi 28 janvier 2009 3 28 /01 /Jan /2009 22:01
Alors voici une petite visite de notre palais, l'intérieur cette fois.. et comme je me suis éclatée à découvrir "Movie maker", la vidéo enchaine sur un diaporama de photos avec effets de transitions et bande son, oh yeah!!! alors, attention ca déboite!!! pffffffff
En fait ca marchait super bien et là sur le blog, y'a un décalage dans le son...grrrrr!!! va comprendre!!! :)



Par nous2
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Mardi 27 janvier 2009 2 27 /01 /Jan /2009 16:11

C’est le  carnaval ici depuis deux semaines et encore pour sept semaines !!! Rien à voir avec l’exubérance du carnaval brésilien, ici, l’ambiance est festive mais très bon enfant et les cortèges défilent à pied. 










Bals « paré maské », nuits Touloulous dans les « dancings » et chaque dimanche grande parade en ville…Les fanfares jouent des morceaux composés spécialement pour la circonstance. Les Touloulous sont des femmes costumées, masquées et gantées complètement méconnaissables. Elles portent des costumes inspirés des robes des élégantes du dix-huitième siècle et ce sont elles qui invitent les hommes à danser… les hommes n’ont donc aucune idée de l’identité de leur partenaire…Il paraît qu’on note une forte hausse de natalité au mois de novembre en Guyane, neuf mois après le carnaval !!!
















Mais pour l’instant ce n’est que le début ; l’ambiance va monter progressivement jusqu’aux derniers cinq jours du carnaval où c’est l’apothéose avec la mise à mort de Vaval, le bonhomme symbolisant le carnaval.  Affaire à suivre…En attendant, il pleut toujours des seaux… Difficile d’aller se promener en forêt en ce moment. Heureusement, notre nouvelle titine qui s’appelle 205 fonctionne à merveille et nous rend bien des services. Ah ! Une accalmie ! Je vous laisse, je vais cueillir des mangues…Voici une vidéo du carnaval :

 

 


Par nous2
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Vendredi 23 janvier 2009 5 23 /01 /Jan /2009 22:26
Voici juste un aperçu de cette petite ville de Cayenne que le Guide du Routard qualifie comme étant la capitale la plus charmante d'Amérique du Sud...rien que ça!!! Sachez aussi que contrairement à ce que tout le monde croit, il n'y a jamais eu de bagne à Cayenne, celui-ci était situé sur les îles du Salut, plus au Nord...
Petit patchwork des maisons coloniales disséminées dans la ville :



On dirait un peu des maisons normandes avec leur colombages...en plus coloré!!!
Et voici la place des Palmistes, le centre ville, avec le fameux bar des Palmistes, très branché..





Et le mystérieux château en bois, sur la route de Cacao, aujourd'hui demeure des serpents...


Par nous2
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /Jan /2009 18:38
Non notre blog n'est pas en train de devenir une succursale de "30 millions d'amis" mais kâmême on ne peut s'empêcher de vous montrer les merveilles de la nature tropicale...
Alors pour commencer le aras bleu :


On ne se rend pas bien compte sur la photo mais ils sont très grands et quand ils volent -on en a vu un en liberté aussi!!!!- c'est spectaculaire...
Voici un caïman rouge au milieu de nénuphars en fleur en train de prendre son repas :


Les incontournables tortues :


Le végetal recouvre même les eaux...



Et pour finir , un vidéo (de meilleure qualité que la précédente...) C'est l'envol d'un papillon bleu éléctrique appelé "Morpho" lors d'une balade en forêt à la recherche des vestiges du bagne des Anamites...


Par nous2
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Lundi 29 décembre 2008 1 29 /12 /Déc /2008 15:45

    N'oublions pas que la Guyane c'est aussi Kourou et la base de lancement de la fameuse fusée Ariane, grande fierté nationale !!!! L'autre soir à 19h30 depuis les pontons de la marina les enfants faisaient le décompte : 5,4,3,2,1 ...on a vu le ciel s'éclairer comme si un soleil se levait...la fusée a traversé la moitié du ciel puis a disparu dans l'espace...Quelques minutes plus tard le son nous parvenait. Impressionant.

    Nous avons visité le petit village Hmong de Cacao et son marché. C'est ici que sont arrivés les premiers Hmongs en 1977 après avoir été chassés de Chine puis d'Indochine. Le gouvernement français leur a alors donné des terres à défricher et à cultiver. Aujourd'hui ce sont eux qui détiennent le marché des fruits et légumes à 90%.



  


    A Cacao nous avons visité aussi l'extraodinaire musée associatif des papillons et autres bestioles guyananises. Le gérant du musée, un furieux fanatique d'insectes tropicaux nous a parlé de sa passion en nous montrant les centaines de papillons de sa collection, des mygales qu'il élève tendrement et prend dans sa main comme on prendrait un petit chaton... Des scorpions, des libellules, des blattes géantes, des scolopendres et toutes sortes de bêbêtes peu ragoutantes et plus ou moins dangeureuses- les mygales étant, contrairement aux idées recues, inoffensives tant qu'on ne va pas leur chercher de noise...- Nous avons passé deux heures passionantes en sa compagnie au milieu de viviers et de tableaux d'insectes épinglés.











 

































    Il fait très chaud et très humide, impression de vivre dans une serre géante... les moustiques attaquent désormais jour et nuit la saison des pluies ayant tarder à arriver ils éclosent et pullulent pour rattraper le temps perdu ! Malgré tout, nous avons fait une magnifique balade en forêt. Je n'avais jamais vu d'arbres si hauts ni de végétation si variée et si luxuriante. Un nuage de moustiques volait autour de chacun de nous. Au début c'était très énervant puis on a vite compris que, pour parer toute attaque, il fallait marcher à un rythme régulier, ne pas accélérer ni ralentir d'un poil et encore moins s'arrêter. Emmitouflés en pantalon long, chemise à manches longues, foulard, chaussettes et chaussures, imprégnés de produit des pieds à la tête dans un véritable hammam...




 


















    Mais la suée en vaut la chandelle; au delà du bourdonnement incessant du nuage de moustiques, on entend des sons magiques, des chants, des sifflements, des bruits électriques, des bruits inconnus indescriptibles...et sur la branche d'un arbre on peut admirer pendant des heures des paresseux...qui paressent!




Cet animal a des mouvements si lents que même le clignement de ses yeux dure au moins une seconde. Il vous regarde avec son grand sourire figé et ses yeux ronds sans bouger. Puis tout doucement il va ouvrir une "main", la monter lennnnntement pour saisir la branche 20 centimètres plus haut tout doucement et refermer ses griffes tranquillement. Et puis plus un geste pendant 10 minutes...Regardez-le sur cette vidéo et écoutez les bruits de la forêt..



Par nous2
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Samedi 13 décembre 2008 6 13 /12 /Déc /2008 15:08


De Suape (Pernambuco, Brésil)  à Degrad des Cannes (Guyane française) 1500 miles, 13 jours de mer.

Quelle fabuleuse expérience ! Insolite, inconnue, initiatique?



                                      Les quatre premiers jours furent un véritable cauchemar : départ le matin à 7h30 heure universelle, je vomis toutes les 10 minutes toute la journée et toute la nuit. Malaise terrible, assise, debout et même allongéePas dappétit bien sûr, ça bouge dans tous les sens, genre manège de la foire du Trône qui sarrête jamais. Même Ronan qui a une longue expérience de la mer n’est pas vraiment dans son assiette. Ce doit être une sorte de rite de purification ai-je pensé, un bizutage de la mer qui semble me dire : « Ho poulette, tu crois pas que tu vas mapprivoiser comme ça, si facilement! Vide tes tripes, purifie tout ton être et ensuite je daignerais peut-être taccueillir » Quelle cruauté ! Quatre jours et quatre nuits de rite, cest long! Quatre jours et quatre nuits de nausées, dabattement total, de perte dappétit où le moindre geste est un effort ultime, surhumainImpossible évidemment de me déplacer dans ou sur le bateau. Alors repos, position allongée qui reste la moins insupportable, et toujours une main accrochée quelque part pour ne pas tomber.



                                     

      Heureusement le capitaine gère la navigation et veille. Seulement il faut bien le relayer de temps en temps et veiller à mon tour ; effort surhumain pour rester assise dans le cockpit dans la nuit noire, les yeux fixés sur lhorizon -horizon qui bien entendu nest pas plat comme il sentend habituellement dans la vie normale mais qui monte et qui descend,  forme des montagnes…ambiance foire du Trône dans le noir avec une bande sonore complètement hallucinante…Il faut rester éveillée sans pouvoir lire ni avoir aucune autre activité. Alors dans ces cas là, on penseon penseon pensedes heures durant. On tente de soccuper lesprit avec toutes les réserves quon a dedanssouvenirs, interrogations métaphysiques, détails complètement insignifiantsEt ça bouge. Ca n’arrête pas de bouger. Et blam une vague vient me recouvrir de sel ! Là je me dis : «On a estimé la nav' à 15 jours à peu près. Putain, ça fait trois jours. Encore 12. Quest-ce qui ma pris de me foutre dans ce merdier??? »



                       Et puis progressivement, sans quon sen rende vraiment compte, ça va mieux, lenvie de faire des choses revient, cuisiner, ranger, se laver, lire etcUne véritable résurrection! Le rite dinitiation semble être terminé. La mer se calme, le bateau surfe sur les vagues, comme sur une sorte de tapis roulant magique. On apprend à faire les choses avec des mouvements lents, à patienter entre deux gestes s’il le faut, au rythme dicté par l’océan. Grosse toilette à lavant du bateau à l’ombre du génois à coups de seaux deau, ouverture dun livre (!). Les dauphins viennent nous saluer, les poissons volants atterrissent sur le pont, les daurades coryphènes organisent des grandes chasses, la lune dévoile son premier croissant, tous les éléments deviennent bienveillants. Et tout autour de nous, du bleu, du bleu, du bleu, un bleu profond. Tout autour de notre coquille de noix une immensité vivante,un mouvement perpétuel.

    Chaque jour un lever de soleil différent, une mer toujours changeante en forme et en couleur, tantôt blanchie par lécume, rosie par un coucher de soleil, noircie par la nuit, lac d’opale quand le ciel est gris, fluorescente quand la lune se couche et que le plancton lillumine, scintillante quand le soleil la frappe, brune à hauteur du fleuve amazone (très étonnant


car nous naviguons à quelques 200 miles des côtes, 380 km à peu près).


    Quel incroyable sentiment de liberté totale!!! Vivre toujours nus sous lœil amusé des dauphins, dormir bercés par le roulis comme dans le ventre de sa mère, contempler les constellations, méditer en se sentant vraiment vraiment tout tout petit (il y a l’immensité autour, il y a l’immensité au-dessus et il y a en-dessous quelques 3000 mètres de fond…)


                 Dès lors, on a complètement oublié lenfer du début, du temps de lamarinage. Je deviens une équipière de choc doublée d’un fin cordon bleu. Un soir, nous franchissons la ligne de l'équateur à la fin de mon premier quart à minuit et demi, le GPS indique 00°00'000''.Il fait très chaud.  La nuit, nous dormons par quart de 3 heures. Les jours passent, le vent est régulier, nous sommes portant…   Les deux derniers jours, nous sommes dans la pétole de ce fameux pot-au-noir, zone intertropicale de convergence où la patience est de mise et les grains à surveiller…Puis, à lapproche des côtes, on ne sait plus très bien si on a vraiment envie darriver…Au fait, quel jour sommes-nous? Enfin, lidée de pouvoir enfin déguster un bon claquos sur du bon pain en sirotant un petit rouge bien de chez nous console assez vite


                 Premières impressions de la Guyane : l'arrivée est magnifique : nous passons entre quelques ilets sauvages en forme de mamelons et intégralement recouverts de jungle, les mouettes voltigent et des papillons géants viennent visiter Coriana. Arrivés
à terre, nous allons à Cayenne en stop faire quelques courses (du camembert!!!). Ca nous fait tout bizarre de parler français, de rentrer dans un magasin et de dire « bonjour » , « bonsoir ». La Guyane est un département français de la taille du Portugal où vivent 190 000 habitants (léquivalent de la population brestoise!!!) Près de la moitié vivent à Cayenne, la capitale. Et pourtant la ville est paisible et conserve une nonchalance et une douceur de vivre surprenante. Pas de buildings, seulement des petits immeubles de deux ou trois étages aux tons pastels et aux toits rigolos. Nous avons létrange impression que les gens parlent bas dans les rues et les cafés mais cest en réalité notre oreille habituée au volume brésilien qui a perdu toute notion…Quel calme! Et les voitures s’arrêtent quand on veut traverser! Il n’y a pas de musique à fond partout!  Ici vivent des guyanais de différentes ethnies, des « métros », des Hmongs (laotiens réfugiés politiques en France et envoyés en Guyane par le gouvernement) des brésiliens et des chinois (où n’y a t-il pas de chinois???) Il y a trois villes en Guyane et 90 % du territoire est couvert par la forêt dense amazonienne - les guyanais parlent de « la campagne ».  La nature est incroyablement luxuriante même aux abords de la ville. On a bien hâte d’aller faire un tour à « la campagne »!!!! Le seul petit hic est que nous arrivons pile poil au début de la saison des pluies………à suivre…

 La video et:

 

  Les fameux croissants aux saucisses d'Aurélie!

 

Par nous2
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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 15:54

Nous n'avons pas pu resister à nous arrêter, les escales sont autant de pretextes à découvrir d'autres états du Brésil, d'autres paysages, d'autres personnes et d'autres accents...
Pour commence un petit récit de la navigation :


Sortie de la Bahia, Coriana marche bien, sans aucun doute heureuse de retrouver son grand ami l'océan... Pour nous il faut se réadapter à cette univers en perpétuelle mouvement... Pour Aurélie c'est le coup d'envoi de sa carrière maritime! Des le premier soir, lors de son quart, une énorme vague  la projette sur un winch...une ou deux côtes brisées, un mal de chien!! (même quand je rigole ça me fait mal!!!) La Guyanne est encore loin, très loin, tout là-bas. Trois jours de mer, 270 miles gagnés dans le Nord, pas si mal pour une navigation contre le vent d'Est et cette mer hachée. Nous décidons de faire une escale à Macéio, apres tout, nous ne sommes pas si pressés et de toute manière il faut grimper en tête de mât pour réparer notre feu de navigation. Par trente mètres de fond, à l'approche de Macéio, je regarde devant l'étrave un grand banc de poissons volants affolés déguerpir en direction du sud, au même moment Aurélie dit: Oh! "Un dauphin!"... Ah! Euh! Non, ce n'est pas un dauphin, une grande tâche blanche comme ça, c'est une baleine... Oups! Je prends la barre, pousse légèrement, elle a juste le temps de sonder, nous lui passons sans doute dessus.

 

A Macéio, nous retrouvons, Caminito, des amis de la Bahia qui eux aussi remonte vers le nord. Nous passons trois jours tranquilles en leur compagnie et décidons de relever l'ancre ensemble pour rejoindre Suape 90miles plus haut. Le vent est faible et d'est-nord-est, Coriana navigue mal, la mer et le vent ne voulant pas coopérer. Nous nous trainons dans des directions qui ne sont pas du tout la nôtre et la perspective de la côte assez proche ne me plait point. Petit à petit toutefois les choses s'améliorent et nous allongeons la foulée, au petit jour du lendemain le vent monte en devenant favorable, nous rajoutons de la toile parce que nous ne tenons pas à arriver de nuit. Ca y est, Coriana est lancée à 6,5 noeuds... Porto Suape, j'essaye de comprendre les indications fournies par Romano de Caminito. Finalement nous nous engageons dans un bras de mer, contournons une île, passons entre deux bancs de sable et débouchons derrière une grande barrière de corail.

C'était un peu délicat mais la perspective de mouiller dans le grand port rempli de porte-container ne nous réjouissait pas. Ici, notre mouillage est paradisiaque, mer verte et transparente, quelques maisons en bois sur la plage et un mini village. Nous sommes ici depuis une semaine et attendons du vent de sud pour repartir.

Par nous2
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 21:49
Ca y est, c'est le grand départ! L'approvisionnement est fait, le bateau prêt. Une quinzaine de jours de mer pour arriver en Guyane...Nous nous arrêterons peut-être vers Natal mais ça dépendra des conditions météo... Pour l'instant le grand gourou Weather online prévoit du vent de Sud-est pour la semaine  à venir, c'est bon pour nous! Adieu Salvador et tous les amis, les collègues et les étudiants, la samba, les moquecas, les pasteis de queijo...bonjour les boîtes de thon, les pâtes et les sardines...!



On n'est pas des brésiliens dans le vent ??? :)
Et en bonus des photos de la fête de mes trente ans samedi dernier, sur le cata où bosse un copain, un énorme bateau de luxe...



Allez, bon vent à tous, on se retrouve en Guyane !
Par nous2
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